Azawakh

Sa morphologie, très proche de celle du saluki et du sloughi, présente une singularité : son dos est court et son train arrière est plus haut que l’avant. Il a un profil de bondisseur, nécessaire à la poursuite des antilopes. Son pays nous l’a légué dans une relative diversité de formats et de robes. Les robes préférées des nomades varient du sable au fauve rouge et à l’acajou. La bringeure. très serrée, est également très appréciée. Les 6 points blancs (4 balzanes, poitrail et extrémité du fouet) sont obligatoires. Sa différence réside surtout dans ses allures et son comportement. Il suffit de le croiser pour reconnaître un grand seigneur altier. Très réservé envers les étrangers, son attachement à son maître est exclusif. Il est indépendant, doux et joueur.

Il occupait tout le Sahara central il y a 5000 ans, à l’époque où ces zones étaient des steppes parcourues par des populations de chasseurs et d’éleveurs. Il a été façonné par un milieu naturel mais aussi par l’homme qui a orienté son élevage selon des critères cynégétiques et esthétiques.

Il est aujourd’hui élevé principalement par les nomades Touaregs et Dahousssahaqs. Certains Peuls Wodabés peuvent aussi le détenir. En péril dans son milieu d’origine, à cause des sécheresses successives et de la dégradation du pastoralisme nomade, cette race, introduite en Europe depuis plus de quarante ans, a suscité la passion de ses nouveaux protecteurs.

La forte personnalité de ce lévrier, qui a pu survivre dans des conditions fort difficiles, en fait un animal de compagnie qu’il est nécessaire d’éduquer très tôt (dès 6 semaines) mais qu’il est vain de prétendre «dresser»… De la conséquence et de la douceur avant toute chose; sa mémoire est proverbiale!

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